La roue tourne... lentement.. mais sûrement
Oui, la série est souvent critiquée pour sa lenteur — et cette critique n’est pas totalement injustifiée. Certains tomes prennent leur temps… puis encore un peu plus. Mais honnêtement, cette lenteur est aussi ce qui rend l’univers si vivant. La multiplication des points de vue, permet de construire un univers tangible. Les cultures sont denses, la politique est complexe, et le système de magie paraît ancien et cohérent. Rien n’est précipité. Quand les grands événements surviennent, ils semblent mérités, parce qu’on a vécu chaque étape du cheminement.
Et je dois le dire : big up à Mat Cauthon. :) Pour moi, c’est la star cachée de la saga. Ce qui commence comme un personnage secondaire un peu espiègle évolue lentement vers l’une des figures les plus charismatiques, complexes et héroïques (souvent malgré lui)de toute l’histoire. Sa chance insolente, son humour, son leadership réticent : il vole la vedette sans jamais vraiment la réclamer. On serait presque tenté de sauter certains chapitres pour revenir plus raidement sur ceux focalisés sur notre personnage préféré. À chacune de ses apparitions, l’énergie change.
A noter que ce cycel a fait l'objet d'une adaptation télévisée, The Wheel of Time, qui n’est vraiment pas à la hauteur de la richesse des romans. Visuellement ambitieuse, elle donne pourtant souvent l’impression d’avoir simplifié l’ensemble, comme si la patience et la profondeur qui définissent les livres avaient été sacrifiées au profit du rythme. .
Malgré ses défauts et son fameux ventre mou au milieu du cycle, The Wheel of Time reste, à mes yeux, une œuvre fondatrice de la fantasy. Elle m’a appris que le voyage compte parfois plus que la destination — et que si l’on accepte de suivre la Roue assez longtemps, elle finit toujours par nous récompenser.
Commentaires (1)
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Pour la série Amazon, il me semble qu'elle est abandonnée, dommage car je trouvais qu'elle s'améliorait avec le temps.