Kiss Me First
Kiss Me First (2018 TV series) Trailer
La solitude, casque sur les oreilles
Avant de virer au sinistre, cette série saisit parfaitement une chose: ce drôle de soulagement qu’il y a à devenir quelqu’un d’autre en ligne. Kiss Me First est une œuvre de science-fiction aux mains froides et au pouls cabossé, moins fascinée par la technologie que par ceux qui se réfugient dans un jeu parce que le monde réel leur est devenu invivable.
Sa meilleure idée tient dans le contraste entre les espaces. Hors ligne, les pièces sont grises, étroites, à bout de souffle. Dans le monde virtuel, tout brille d’une menace stylisée: silhouettes masquées, architecture impossible, promesse troublante qu’un avatar puisse porter ce qu’un corps ne supporte pas. C’est ce décalage qui donne sa personnalité à la série, même quand l’intrigue s’emmêle un peu.
Le concept
Une adolescente renfermée, en deuil et isolée, est attirée dans un univers en ligne réservé à quelques élus, où un groupe charismatique semble lui offrir enfin un sentiment d’appartenance. L’intérêt ne tient pas seulement au fait que cet espace numérique cache des intentions dangereuses, mais à la manière dont la série montre son besoin de lien se muer peu à peu en dépendance. La saison 1 ressemble à une spirale dystopique faite de fenêtres de chat, de rituels privés et d’une sous-culture virtuelle à la fois très théâtrale et dérangeante de vraisemblance. Oui, cela peut virer au mélodrame, mais cette intensité convient à une histoire sur des êtres fragiles happés par le fantasme.
Guide de visionnage
Cette série en prises de vues réelles de 2018 a été annulée, donc mieux vaut la regarder en sachant qu’elle se limite à une seule saison incomplète, et non à un ensemble véritablement bouclé. Diffusée à l’origine sur Channel 4, elle conviendra bien à ceux qui aiment les thrillers technologiques de futur proche traversés par une vraie douleur affective, et beaucoup moins à ceux qui attendent un univers impeccablement construit ou des réponses bien nettes.
La solitude, casque sur les oreilles
Avant de virer au sinistre, cette série saisit parfaitement une chose: ce drôle de soulagement qu’il y a à devenir quelqu’un d’autre en ligne. Kiss Me First est une œuvre de science-fiction aux mains froides et au pouls cabossé, moins fascinée par la technologie que par ceux qui se réfugient dans un jeu parce que le monde réel leur est devenu invivable.
Sa meilleure idée tient dans le contraste entre les espaces. Hors ligne, les pièces sont grises, étroites, à bout de souffle. Dans le monde virtuel, tout brille d’une menace stylisée: silhouettes masquées, architecture impossible, promesse troublante qu’un avatar puisse porter ce qu’un corps ne supporte pas. C’est ce décalage qui donne sa personnalité à la série, même quand l’intrigue s’emmêle un peu.
Le concept
Une adolescente renfermée, en deuil et isolée, est attirée dans un univers en ligne réservé à quelques élus, où un groupe charismatique semble lui offrir enfin un sentiment d’appartenance. L’intérêt ne tient pas seulement au fait que cet espace numérique cache des intentions dangereuses, mais à la manière dont la série montre son besoin de lien se muer peu à peu en dépendance. La saison 1 ressemble à une spirale dystopique faite de fenêtres de chat, de rituels privés et d’une sous-culture virtuelle à la fois très théâtrale et dérangeante de vraisemblance. Oui, cela peut virer au mélodrame, mais cette intensité convient à une histoire sur des êtres fragiles happés par le fantasme.
Guide de visionnage
Cette série en prises de vues réelles de 2018 a été annulée, donc mieux vaut la regarder en sachant qu’elle se limite à une seule saison incomplète, et non à un ensemble véritablement bouclé. Diffusée à l’origine sur Channel 4, elle conviendra bien à ceux qui aiment les thrillers technologiques de futur proche traversés par une vraie douleur affective, et beaucoup moins à ceux qui attendent un univers impeccablement construit ou des réponses bien nettes.
Avis
Connectez-vous pour donner votre avis
Personne n'a encore donné son avis. Soyez le premier !